Bandeau actualités

Bonjour et Merci pour votre soutien . Recours contentieux contre le projet de SCoT du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie non jugé. Enquête Publique sur le projet de PLU terminée le 18 janvier 2019 - avis de la commission d'enquête favorable avec une réserve : rétablissement d’une coupure d'urbanisation sur le secteur de la Normandelière - approbation du PLU, en rejetant la réserve, en conseil municipal le 23 avril 2019. Nombreux recours contre le PLU. Enquête Publique sur le projet de port de plaisance terminée le 29 septembre 2018 : 5844 observations déposées - avis de la commission d'enquête favorable avec réserves - le préfet de Vendee déclare le projet d’utilité publique et donne les autorisations environnementales le 16 juillet 2019 - Nombreux recours contre les autorisations préfectorales . La mobilisation de tous est nécessaire pour s'opposer au projet de massacre de la Normandelière.

mercredi 15 janvier 2020

Normandelière et Port Bretignolles : des études d'impact bâclées par les promoteurs du projet

Ouest-France du 14 janvier 2020. Port-Brétignolles. La Surfrider foundation demande d’autres études d’impact
Après un sondage auprès des clubs de surf vendéens, la Surfrider foundation 85 demande au Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie d’étudier l’impact du port de Brétignolles-sur-Mer sur les sports nautiques.
"On s’interroge sur trois points : la santé des surfeurs d’abord, avec la possible présence de polluants dangereux pour ceux qui ont une exposition prolongée pendant les travaux, par les bateaux à moteurs et le dragage du port, indique Alexandre Gaborieau, responsable de l’antenne 85. Le deuxième point, c’est la sécurité puisque la suppression de la plage de la Normandelière va probablement entraîner une plus grande fréquentation sur d’autres plages dont certaines sont des spots de surf. Le troisième point : la modification du fonds sablonneux et donc de la qualité de la vague"

Qui répond à la demande des surfeurs ? Christophe Chabot, celui qui dit ne rien connaître, lance, comme d'habitude, des affirmations sans argumentation sérieuse. Et dire que le préfet de Vendée a donné ses autorisations, le 16 juillet 2019, en se basant principalement sur des affirmations de Christophe Chabot !
"Toutes les études ont déjà été faites, il n’y aura aucun impact sur les vagues et la qualité de l’eau sera la même à Brétignolles-sur-Mer qu’ailleurs autour des ports vendéens. Peut-être même meilleure, puisque la plupart du temps les problèmes de qualité de l’eau viennent des rivières et qu’il n’y en aura pas au port de Brétignolles" C'est du Christophe Chabot dans le texte !

Communiqué de presse de Ligue de Surf Pays de Loire et de Surfrider Foundation Vendée du 15 janvier 2020

Surfrider Foundation, ONG environnemental, ne lâche pas le morceau et ils ont raison. Les surfeurs sont les grands oubliés des études d'impacts. En subventionnant des associations de surfeurs, Christophe Chabot pensait les réduire au silence, c'est loupé. Les surfeurs sont très remontés contre le projet de port de plaisance et ils le font logiquement savoir.
Voir l'avertissement préalable de l'association Surfrider Foundation du 19 septembre 2019. "Port de Brétignolles : lettre ouverte à l’attention de M. le Préfet de la Vendée" et voir la vidéo.

Les associations de surf (Ligue de Surf Pays de Loire et Surfrider Foudation Vendée) vont saisir le Ministère des Sports ainsi que le Ministère de la Solidarité et de la Santé.


De manière plus générale, les études d'impact du projet de port de plaisance de Bretignolles ont été bâclées. Par rapport au dossier 2011, le dossier 2018 s'est enrichi principalement de mesures compensatoires terrestres bidon pour que le préfet de Vendée puisse autoriser le projet. Il n'y a aucune mesure compensatoire prévue pour la partie maritime mais tout le monde s'en fout !

Les surfeurs ne trouvent pas de réponse à leur questionnement dans les études d'impact sur les points suivants : santé, sécurité, données océanographiques concernant la modification des fonds sablonneux et donc la qualité de la vague. Quand on voit ce qui se passe à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, pendant les périodes de dragage, on comprend leur questionnement sur la santé, la sécurité.
Les pêcheurs à pied ne trouvent pas de réponse à leur questionnement dans les études d'impact sur les points suivants : le recouvrement des lieux de pêche, l'état et le devenir de la ressource halieutique (bars, crevettes, étrilles, ...) Il est à noter que les pêcheurs professionnels locaux se posent aussi des questions et , pour la plupart, s'opposent au projet de port mais ne peuvent le dire officiellement (voir communiqué de l'association Pleine Mer)
.....

De nombreuses impasses dans les études d'impacts, quelques unes :

1 -  les promoteurs du projet ont fait leurs études d'impacts en se basant sur des observations ponctuelles sur la partie terrestre et sur la partie maritime comme si les milieux n'étaient pas vivants, n'évoluaient pas au cours du temps, comme si les espèces ne se déplaçaient pas, ne changeaient pas au cours du temps.
quelques exemples :
- une milieu humide (zone humide, nappes souterraines, ...), ça vit toute l'année, et ça demande une observation longue durée pour bien comprendre le fonctionnement. Gilles Bresson avait demandé, sur le secteur du Marais-Girard, une étude hydrogéologique d'au moins 2 ans pour bien comprendre le fonctionnement du milieu humide, il n'a pas été écouté.
- la relation entre la carrière de Brethomé et la nappe phréatique n'a pas été étudiée sur une longue période, les promoteurs du projet se limitant à dire que la carrière se remplissait par l'eau de pluie, ce qui est une absurdité.

2 - De nombreuses observations ponctuelles, en particulier pour la partie maritime, ont été réalisées avant 2010 pour le dossier 2011, ont été reprises dans le dossier 2018 comme si le milieu marin n'évoluait pas dans le temps, comme si le littoral était figé !

3 - De nombreux points ont été négligés.
- aucun inventaire sérieux des espèces maritimes courantes de l'estran et du milieu marin proche n'a été fait sur le secteur de la Normandelière et donc aucun impact n'a été mentionné.
- aucune étude sérieuse n'a été menée sur les conséquences des opérations de dragage, des bassins portuaires en particulier, sur le milieu marin, le constat devant se faire une fois le port réalisé.
- aucune étude sérieuse sur les impacts des explosifs sur les maisons d'habitation pendant les travaux (voir l'article de actu.fr du 30 janvier 2018. Port de Saint-Cast. Villa fissurée par des tirs d’explosifs : les propriétaires indemnisés par la cour d’appel de Nantes)
- dimensionnement des ouvrages : voir le commentaire de JFL du 15 janvier 2020. Le préfet de Vendée devrait regarder ça de près.
.....

NOTA : on ne nous a pas écoutés au cours de l'enquête publique de 2018, les représentants de l'Etat ne nous répondent pas quand on leur adresse des courriers pour développer nos arguments, tout se passe comme si les forces de pouvoir et d'argent voulaient nous réduire au silence, comme si elles avaient décidé de passer outre les lois de la République et de faire le port coûte que coûte. Il ne faut pas s'étonner de la révolte citoyenne et de la situation actuelle à Bretignolles-sur-Mer.
Lire la lettre envoyée par JFL à la ministre Elisabeth Borne le 30 novembre 2019, lettre restée sans réponse. Comment peut-on ne pas répondre à un tel courrier rédigé par un expert dans son domaine ? On pourrait citer de nombreuses lettres d'experts (Gilles Bresson, Michel Chevalier, ...) restées sans réponse. Seule la parole de Christophe Chabot semble avoir de l'importance, c'est incroyable !

Nous avons vraiment de nombreuses raisons de nous opposer à ce projet de port de plaisance.
Merci à Surfrider Foundation pour cette piqûre de rappel


Petits Suppléments

France 2 - 20H du 14 janvier 2020. Californie : quand les falaises reculent (curseur 31'40")


Voiles et Voiliers du 11 décembre 2018. Les bulldozers en action à Saint-Cast
Financé par des fonds européens, l'État, la région Bretagne, le Conseil Général des Côtes-d'Armor, la Chambre de Commerce et le commune de Saint-Cast-le-Guildo pour un montant total de 26 M euros hors taxes.

Si ce chantier pour 740 postes d'amarrage coûte 26 millions d'euros HT, comment un chantier de port Bretignolles, beaucoup plus complexe, pourrait-il coûter 30 millions d'euros HT pour 915 places ? Il faudra nous expliquer.

15 commentaires:

  1. Surfrider devrait mieux se renseigner, sur quoi se basent ils ? Ont-ils fait faire des études qui peuvent contredire toutes celles réalisées ? Tout cela n'est pas sérieux ! Les surfeurs s'inquiètent pour le santé ? Qu'ils soient rassurés, aux Sables et Saint Gilles leurs collègues surfent le long de la jetée, les vagues sont super! Et ils se portent très bien ! Et puis la plage de la Normandeliere ne sera pas détruite, regardons bien les plans, l'école de voile , la crêperie, la plage rien ne change, mais cela ne sert sans doute à rien de le répéter à ceux qui ne veulent rien entendre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anonyme de 9h21
      Pour la plage "rien ne change" dites-vous.
      Aller du Marais Girard à la Normandeliere en passant par la plage, vous pourrez continuer à le faire sans doute?
      Il y a bien une chose qui ne change pas c'est la pauvreté de vos arguments.
      Pourquoi venir consulter ce blog si vous êtes aussi sur de vous et aussi irréprochables (comme écrit sur votre blog favori)?



      Supprimer
    2. Sur quoi se basent-ils ?! Justement sur Rien, de même manière que le porteur de projet ne se base sur rien car rien n'a été fait !!! Malgré une contribution très argumentée et une première alerte émise lors de la consultation publique, aucune garantie n'a été présenté par le porteur de projet sur cette composante !
      Si VOUS vous renseignez un peu plus, vous saurez que des problématiques éxistent à St Gilles. A chaque épisode de dragage, le club de Surf rescence des maladies chez ses licenciés. Les inquiétudes sont telles que la ligue a même été jusqu'a annuler une compétition en fin d'année dernière.

      Supprimer
    3. Nous on surfe au large de la normandelière sur le caillou à 25 min de rame. Vous croyez vraiment que 2 digues et le dynamitage des rochers ne vont pas détruire la vague. Sans compter les sédiments qui vont pertuber les vagues des sables d'olonnes à st gilles. Et oui avec plus 20 années de surf sur la côte vendéenne, on apprend à observer et non détruire. Quand on ne connait les vagues on se tait.

      Supprimer
    4. De plus, si vous lisiez en détail les articles, vous apprendrez que ces inquiétudes ne proviennent pas uniquement de Brétignolles mais de l'ensemble des structures départementales dont certaines présentes à St Gilles et aux Sables d'Olonne. Ils savent donc de quoi ils parlent et connaissent les problématiques liées à la pratique du surf a proximité d'un port.
      Permettez moi d'en douter pour vous....

      Supprimer
  2. Comment Chabot peut-il pretendre que "toutes les études ont déjà été faites" alors que lors des etudes réalisées dans le futur chenal, les plongeurs chargés d'effectuer les mesures ont été obligés d'abandonner leur travail en raison des conditions hostiles du milieu dans lequel ils evoluaient... Les études reposent donc essentiellement sur une simulation dans un bassin artificiel.

    RépondreSupprimer
  3. Difficile de l'admettre puisque c'est le slogan. La plage de la Normandelière massacrée.. Va falloir regarder les plans de plus près !
    Quant aux plongeurs , venus de Marseille, pendant plusieurs jours, c'était pour des recherches archéologiques sous-marines. Ils ont même venus chez un "ancien", pour qui le Marais Girard n'a pas de secret et qui les a beaucoup aidés...

    RépondreSupprimer
  4. Chabot ne veut rien entendre depuis plusieurs années mais pour lui c'est normal.Les jetées des Sables et de St Gilles existaient sur nos cotes avant la venue des surfeurs,à Breti les jetées vont contrarier les courant le sable et les vagues donc rien àvoir avec les deux spots cités.

    RépondreSupprimer
  5. Lors de l’enquête publique, je me suis particulièrement intéressé aux études exposées dans les différents mémoires présentés par le maître d’ouvrage. J’ai rédigé plus de 50 pages de remarques et observations sur la piètre qualité des études et particulièrement la démarche scientifique du dossier.

    Si on prend le temps de parcourir les dossiers qui ne sont que verbiage et alignement d’affirmations non étayées, on se rend rapidement compte que tout le dossier n’est qu’une entourloupe scientifique.
    Un exemple simple et compréhensible par tous ? Nous sommes tous d’accord pour affirmer que pour un projet à Paris, il est impensable d’utiliser des données provenant de Cergy Pontoise. Et pourtant, c’est ce qui se passe pour ce projet, l’étude de l’impact des vents a été réalisé à partir d’un site (île d’Yeu) localisé à plus de 40 km projet.
    Tout le dossier est du même acabit.
    Du plus, il ne faut pas oublier, que le dimensionnement du projet du port de Brétignolles a été conçu à partir de données qui ne doivent en aucun servir au dimensionnement d’ouvrages (cf. données ANEMOC http://anemoc.cetmef.developpement-durable.gouv.fr/ ).

    Lorsque j’ai eu connaissance de cette information, j’ai immédiatement saisi, via le registre dématérialisé (cf. mes différentes dépositions), la commission d’enquête sur ce point. J’ai également interpellé les commissaires enquêteurs lors d’une permanence. Aucun retour (hormis une réponse foutage de gueule : « cause toujours tu m’intéresses »).

    J’ai alerté le Préfet de la Vendée (lettre AR en février 2019) sur la qualité des études et les conséquences de la validation d’un projet réalisé à partir de données qui ne doivent pas être utilisées. Aucun retour.

    J’ai écrit à la ministre (lettre AR en novembre 2019) pour lui signaler le problème de la piètre qualité des études et de leurs conséquences. Aucun retour.

    A chaque fois, je les ai interrogés sur les responsabilités de chacun (État, Préfet, Commissaires enquêteurs, élus locaux, maître d’ouvrage, …) sur les conséquences d’un mauvais dimensionnement des ouvrages réalisés à partir de données dont ils savent qu’elles ne doivent, en aucun cas, être utilisées pour la conception du port de Brétignolles sur Mer. Les services ne pouvant pas se retrancher dernière l’argument : « nous ne savions pas ». Aucun retour.
    Bref c’est à désespérer.
    JFL

    RépondreSupprimer
  6. Le toutou a Chabot, embauché recemment pour intervenir sur le blog a Jean Yves, avance que rien ne changera pour les plages de la Normandeliere... Qu'en sait il? Et pour les plages des Dunes plus au Sud?
    Il n'y a qu'à prendre exemple sur le port du Morin qui a détérioré les plages de l'Epine et de la Gueriniere, et surtout le port de Bourgenay qui a detruit la pointe de la plage du Veillon.
    Il faut donc appliqué le principe de précaution...

    RépondreSupprimer
  7. le problème (pas par moi d'ailleurs) c'était de savoir si la Plage de la Normandelière était directement impactee dans le projet.. et maintenant Les Dunes!...Pour le reste les plages ont toujours évolué, pour des raisons diverses.. Donc effectivement principe de précaution... quand on affirme quelque chose. Vous traitez l'anonyme de "toutou à Chabot , embauché pour intervenir".. Pas d'autre argument, que des suppositions ? Et je precise que que je suis pas pro-port et que je ne vote pas à Bretignolles.. Ca ne m'empêche pas de penser et de respe ter les avis des autres.Ne peut-on pas avoir un avis personnel sur ce blog?

    RépondreSupprimer
  8. Je voudrais, seulement, rappeler ce qu’avait dit M. le maire, il y a une quinzaine d'années, après son appel d’offres.
    Il avait reçu 3 réponses et avait déclaré publiquement que seuls 2 bureaux étaient valables.
    Le 3ème était déclaré INCOMPETANT en matière de port,
    Les 2 premiers ayant affirmé tout port impossible à la Normandeliere, il avait donc donné ordre à L’INCOMPETANT de construire un dossier jusqu’a l'enquête publique.
    Ce qui fut fait.
    Nous en supportant les conséquences.

    RépondreSupprimer
  9. Avis aux demandeurs d'un port:
    Depuis 2013 le renouvellement sur la liste d'attente à port olonna est payante 15 euros par an ayant fait ma demande en novembre 2012 j'ai eu la bonne nouvelle d'avoir une place en janvier 2016 à l'année, ils ont fait de même à st gilles croix de vie. NON il n'y a pas besoin d'un port à brétignoles il faut virer les personnes qui pourrissent les listes d'attentes et qui n'ont pas encore de bateau que de mettre la vie des habitants en danger de mort sur un projet à fort risque d'immersion dont l'étude et le prix n'est pas crédible, vous avez vu les dégâts à port olonna malgré le long chenal lors de la tempête ZINCTIA et les maisons innondées jusqu'au toit Est-ce que cela vaut la peine de mettre la vie des personnes en danger pour faire du bateau alors que tous marins doivent savoir sauver les personnes en danger.
    Ce projet ce sont des guignolles qui l'on préparé et cela ne créera pas plus d'emplois que l'on fait croire aux gens.

    RépondreSupprimer
  10. Il ne peut pas y avoir de port à brétignolles l'accès sera trop dangereux et si vous observez bien personne ne navigue à brétignoles sauf les quelques bateaux à faible tyran d'eau ,on évite de passer trop au bord il y a trop de rochers.

    RépondreSupprimer
  11. Une petite anecdote sur caussade et l'état de droit :

    « l’Etat n’a pas le pouvoir légal d’interrompre des travaux bien qu’illégaux sur un terrain privé en l’absence d’une décision de justice » ( de rugy)

    Résultat le barrage a été réalisé et terminé en trois mois

    illustration à brétignolles sur zad depuis trois mois où les dossiers juridiques s'empilent jusqu'au niveau des ressources des associations pour le plus grand bonheur des cabinets d'avocats militants

    N'hésitez pas à créer votre boutique environnementale , l'union européenne a un programme de subventions spéciales pour çà qui permet de rembourser largement les emprunts. Tant que vous perdez de l'argent il n'y a aucun problème. R S E ...

    RépondreSupprimer